Prix TTC à partir de, au tarif basic, aller simple au départ de France métropolitaine selon disponibilités tarifaires. Hors frais de bagages et services annexes.
Le talon de la botte italienne réserve bien des surprises. Entre mer Adriatique, villages blancs perchés sur des collines et maisons coniques classées à l'UNESCO, les Pouilles ont tout pour séduire les voyageurs en quête d'authenticité et de soleil. Sept jours suffisent pour en explorer les visages les plus marquants, à condition de bien préparer son itinéraire. Réservez votre vol vers Bari et laissez-vous guider par nos conseils pour vivre une semaine mémorable dans cette région du sud de l'Italie encore préservée.
On ne visite pas les Pouilles sans s'arrêter devant les trulli, ces petites maisons en pierre sèche au toit conique qui ont valu à Alberobello son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. La ville en compte plus de 1 400, répartis dans les quartiers de Rione Monti et Aia Piccola. Certains sont aménagés en boutiques ou en musées, ce qui permet d'en voir l'intérieur et de comprendre comment ces constructions sans mortier tenaient debout depuis le XIVe siècle.
Pour une visite sereine, mieux vaut arriver tôt le matin, avant 8h30, quand les ruelles sont encore calmes. Le reste de la journée peut ensuite se passer dans la campagne alentour, où les villages de Cisternino et Locorotondo offrent une atmosphère plus locale, moins touristique. Le vendredi à Locorotondo, le marché de produits régionaux donne un beau prétexte pour faire une halte.
Lecce mérite qu'on lui consacre une journée entière, voire deux. La ville est taillée dans le tuf, une pierre calcaire locale de couleur dorée qui a permis aux architectes baroques du XVIIe siècle de sculpter des façades d'une précision presque insolente. La basilique Santa Croce est l'exemple le plus spectaculaire : sa façade fourmille de détails, de guirlandes de fleurs et de figures étranges, comme gravés dans de la pâte à modeler.
Sur la piazza Sant'Oronzo, les vestiges d'un amphithéâtre romain remontent à la surface en plein centre-ville. Au Musée Must, l'entrée est gratuite et les collections de sculptures permettent de se plonger dans l'histoire de la ville. La vieille ville étant entièrement plate, il est agréable de s'y promener à pied, sans se presser, en s'arrêtant devant chaque palais baroque.
Polignano a Mare est perchée sur des falaises calcaires qui tombent directement dans la mer Adriatique. Les maisons blanches s'avancent au-dessus du vide, les criques en contrebas brillent d'un bleu-vert particulièrement intense. C'est aussi la ville natale de Domenico Modugno, le chanteur de Volare, dont la statue trône sur la piazza principale. À Monopoli, à quelques kilomètres, un petit port de pêche où flottent des barques bleues complète joliment la journée.
Plus au sud, dans le Salento, Gallipoli et Otrante proposent deux visages différents de la côte. Gallipoli occupe un îlot relié à la ville moderne par un pont : son centre historique aux couleurs délavées dégage une atmosphère mélancolique et authentique. Otrante, à l'est, est connue pour la grotte della Poesia, un site préhistorique rempli de gravures rupestres, à visiter de préférence au lever du soleil pour éviter la foule estivale.
Le cinquième jour, cap sur Ostuni, surnommée la Città Bianca. Perchée sur une colline karstique à 230 mètres d'altitude, la ville déploie un labyrinthe de ruelles blanchies à la chaux que l'on remonte jusqu'à la cathédrale gothique du XVe siècle. De là, la vue sur la plaine et la mer Adriatique justifie à elle seule la montée. Dans les ruelles, des ateliers d'artisans et des trattorias proposent des plats cuisinés au feu de bois.
Le sixième jour est entièrement dédié à Lecce, la capitale du baroque dans les Pouilles. Sa basilique Santa Croce, dont la façade est ornée de centaines de sculptures en pierre dorée, est l'un des monuments les plus spectaculaires d'Italie méridionale. Sur la Piazza Sant'Oronzo, les vestiges de l'amphithéâtre romain cohabitent avec les cafés animés. Comptez 3 euros pour visiter l'amphithéâtre. La Piazza del Duomo, avec sa cathédrale et son campanile, se découvre idéalement en fin d'après-midi quand la lumière dorée fait ressortir les reliefs de la pierre.
Bien que située en Basilicate et non dans les Pouilles, Matera s'intègre naturellement dans tout itinéraire d'une semaine dans la région. À deux heures de route de Bari, cette ville troglodytique classée à l'UNESCO est l'une des plus anciennes au monde, habitée en continu depuis le Paléolithique. Ses deux quartiers de sassi (Sasso Barisano et Sasso Caveoso) forment un dédale de maisons creusées dans la roche, d'escaliers et d'églises rupestres que l'on découvre à pied. Prévoyez au minimum une demi-journée pour en saisir l'atmosphère singulière. Le septième et dernier jour est idéal pour cette excursion avant un retour vers Bari.